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Une saison sous tension : septembre 2025 → septembre 2026

Salut les amis

Les beaux jours laissent doucement place à l’automne, et avec eux revient le temps de reprendre la plume. Beaucoup de choses se sont passées depuis la dernière lettre : je vous propose de les découvrir en images, mois après mois.

SEPTEMBRE 2025 — LA SOLIDARITÉ D’ABORD

La préparation automnale a bénéficié d’un coup de main précieux d’amis non-apiculteurs. Malgré cela, des pertes seront à déplorer quelques semaines plus tard, liées à des traitements de septembre mal réalisés et de mauvais renouvèlement de reines — ça pique, mais on apprend. L’ambiance était tendue sur cette période : un cheptel fragile, ajouté à mon tendon d’Achille en vrac (rupture). 2026 démarre sous pression.

NOVEMBRE–DÉCEMBRE 2025 — LA TOURNÉE DES MARCHÉS D’HIVER

La foire aux Miels de Brive-la-Gaillarde, puis Festimiel à Limoges avec les collègues de la coopérative, sous une pluie battante pour cette dernière, mais toujours aussi bonne ambiance.

Grande première ensuite : le marché de Noël de Levallois, en région parisienne. Dix jours, plein de retrouvailles avec des amis et de la famille, et de nouveaux clients vraiment sympas, pour un résultat plus que positif, la preuve, j’y retourne dès décembre 2026 !

Fin décembre, place au traitement varroa en pleine rupture de ponte : pas de couvain, donc les parasites n’ont nulle part où se cacher. C’est le moment le plus efficace de l’année pour frapper fort.

JANVIER–FÉVRIER 2026 — SOIGNER, RÉFLÉCHIR, PRÉPARER

Un hiver marqué par du vrai froid, jusqu’à -9°C — plutôt bon signe pour la suite.

Malgré un cheptel fragile, je décide d’embaucher un saisonnier dès mars, grâce à la trésorerie de la bonne saison en miel de 2025. Côté rééducation, ça va vite : je remarche et peux porter des charges dès février, tant mieux. En parallèle, un gros chantier discret mais essentiel avance : le développement commercial et la gouvernance de notre coopérative, passionnant, et indispensable pour organiser un des intervenants importants de la filière apicole de demain 😊

MARS 2026 — LA SAISON REDÉMARRE

Comptages varroa de printemps, à plusieurs mains, les sols sont détrempés, le camion s’embourbe, et un arbre tombe même sur le rucher sans dégât (mais il faut le dégager).

Et surtout, l’arrivée de Simon, mon nouveau salarié : le début d’une belle collaboration, technique et pleine de promesses.

AVRIL 2026 — LA NATURE EXPLOSE

Des ruchers posés dans des paysages à couper le souffle, entre aubépines en fleur et orchidées sauvages dans l’herbe.

On en profite pour vérifier les réserves avant les grosses miellées espérées : pissenlit, puis acacia, ronce et châtaignier.

En parallèle, un gros travail de multiplication du cheptel : beaucoup d’essaims artificiels réalisés pour rattraper le cheptel de la saison difficile de l’an dernier et préparer une belle miellée d’été.

MAI 2026 — LE MOIS PARFAIT

Belle miellée d’acacia en Corrèze, abeilles au top, et les ronces qui démarrent dès début mai.

L’extraction se déroule en pleine forme, en super équipe avec Simon : je travaille plus précis, plus serein, avec enfin un temps d’avance.

Le mois se termine sur le marché de printemps « Jardin Bonheur » à Levallois, qui a lieu pendant le week-end caniculaire de la victoire du PSG en Ligue des Champions — un très bon souvenir.

JUIN 2026 — UNE BELLE MIELLÉE, COUPÉE COURT

Miellée de ronce et de châtaignier, avec récolte de pollen sur ces deux fleurs.

Mais les canicules s’enchaînent, la sécheresse s’installe, et le 21 juin, tout s’arrête net — un coup d’arrêt encore plus précoce que l’an dernier. Résultat : il nous manque une dizaine de jours de miellée par rapport à une saison normale, ce qui représente une grosse quantité de miel non produit. Malgré tout, on s’en sort : la récolte reste convenable et permet d’envisager une trésorerie correcte pour 2027.

JUILLET 2026 — RÉCOLTE ET VIGILANCE

Récolte de début juillet dans une nature totalement asséchée, avec une forte attention portée à l’état des colonies.

Malgré l’absence totale de ressources et des températures extrêmes, les colonies survivent très bien — probablement grâce à un suivi rapproché : je n’hésite pas à nourrir celles qui en ont besoin.

Pour rappel, ce nourrissement est ponctuel, entièrement consommé par les abeilles, et a lieu après la récolte : il ne se retrouve donc jamais dans le miel. C’est un sucre bio, issu de champs de betteraves bio en France et en Belgique.

AOÛT–SEPTEMBRE 2026 — JUSQU’À AUJOURD’HUI

Été studieux : fin de la mise en fût des miels, traitements antiparasitaires, suivi des floraisons de montagne.

Par précaution face au risque incendie, j’avais arrêté d’allumer l’enfumoir dès fin juin. Mi-août, un incendie de 1,5 hectare se déclare juste à côté de mon rucher d’élevage à Sainte-Féréole, provoqué par l’enfumoir d’un apiculteur amateur qui n’a pas fait attention. Je l’ai appris en rentrant de mes vacances d’été, je n’aurai rien pu faire…. Un ami proche a aussi perdu trente ruches dans l’énorme incendie de Bordeaux de juillet. Les incendies sont une préoccupation plus que stressante de l’été.

Une chance immense : mon rucher d’élevage (avec de nombreux jeunes essaims), situé à quelques centaines de mètres de l’incendie de Sainte-Féréole, n’a pas été touché. Ci-dessous l’épicentre de l’incendie de l’amateur qui n’a pu sauver que deux de ses ruches.

Début septembre, les étangs sont à des niveaux extrêmement bas, la faune vient s’y abreuver en nombre. Le même étang, à quelques mois d’intervalle : en mai, puis début septembre.

Et pour finir sur une note fraîche : quelques instants de répit bienvenus à 900m d’altitude, sur ce magnifique champ de bruyère brumeux.

Ce que je retiens de cette année

La résilience des abeilles est toujours aussi impressionnante. Les souches avec lesquelles je travaille sont plutôt rustiques : une bonne productivité, sans être incroyable, mais qui leur permet surtout de conserver des réserves de pollen et de nectar suffisantes pour survivre longtemps, même quand tout s’arrête dehors.

Mon suivi quasi quotidien permet de prolonger cette résilience, c’est toujours ce qui a fait la différence.

Question qu’on me pose souvent : la sécheresse impacte-t-elle aussi les frelons asiatiques ? Cette année, j’observe que leur pression reste faible sur la majorité de mes ruchers, et sur les quelques ruchers touchés, je déplace directement les ruches vers des zones où ils ne sont pas présents.

Et le miel dans tout ça ?

Plus que jamais disponible à la vente sur le site ! Je suis en pleine mise en pot, donc certaines commandes pourront prendre un peu de retard — mais n’hésitez pas à commander dès maintenant pour vous faire plaisir, en famille et avec vos amis, autour d’une bonne tartine 😊

→ Acheter du bon miel bio du Limousin

Merci comme toujours pour votre fidélité et votre soutien, même, et surtout, dans les périodes techniques.

Comme toujours, on se retrouve sur les marchés : le programme de cet automne est déjà bien rempli, avec le Festimiel le 7 novembre, la Foire aux Miels de Brive-la-Gaillarde le 15 novembre, puis le marché de Noël de Levallois du 11 au 20 décembre.

Amitiés apicoles,

Léo – votre apiculteur chez Ruche Ô

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